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16 747 vétérinaires inscrits à l’Ordre au 31 décembre 2012

Au 31 décembre 2012, le nombre de vétérinaires inscrits à l’Ordre des vétérinaires s’élève 16 747, selon le rapport annuel 2012 de l’Ordre. La progression des effectifs est d’environ 2,5 % par rapport à 2011 (16 351 inscrits). L’instance ordinale a enregistré 680 nouvelles inscriptions dont une majorité de femmes (64,3 %). Les modalités d’exercice des vétérinaires (seuls ou en association) restent stables par rapport à 2011.

A l’échelle de la totalité des effectifs, les femmes restent minoritaires puisque leur proportion n’est que de 44% (56% d’hommes). L’Ordre estime que la parité homme/femme sera atteinte en 2015. A ce titre, la région Paris Ile-de-France fait figure de précurseur, les femmes y représentant déjà plus de la moitié des vétérinaires (51,6%). 57,7% des nouveaux inscrits seulement sont issus d’une école vétérinaire française, tandis que 27,1% des nouveaux inscrits ont été formés en Belgique (le reste provenant d’établissements d’autres pays européens ou hors Union européenne). Cette structuration, propre à la profession vétérinaire et à laquelle elle s’est habituée, n’en reste pas moins surprenante, notamment pour ses interlocuteurs extérieurs. A noter que 58,6% de ces entrants sont de nationalité française.

La moyenne d’âge des vétérinaires inscrits à l’Ordre est faible : 43,18 ans, en recul de 0,55 ans par rapport à 2011. Ceci atteste du dynamisme démographique de notre profession. 65,8% des inscrits déclarent une compétence principale ou secondaire pour les animaux de compagnie, alors qu’ils ne sont que 24,2% à en mentionner une pour les espèces de rente et 4,3% pour l’espèce équine. Sans surprise, les consœurs sont faiblement représentées dans le secteur Animaux de rente : 13% déclarent une compétence pour ces espèces, contre 33% des vétérinaires hommes. La proportion des deux sexes est équivalente dans l’espèce équine. Les femmes sont en revanche plus des trois quarts (77%) à déclarer une compétence en animaux de compagnie contre 56% des hommes.

La profession compte au total 10 641 vétérinaires d’exercice libéral (exerçant seuls ou en association) à fin 2012. Le nombre de vétérinaires libéraux exerçant en association est stable, ainsi que celui des vétérinaires exerçant seuls. Le nombre d’adjoints/remplaçants s’élève à 4 501. Il progresse de 3,6% par rapport à 2011. Celui des collaborateurs libéraux augmente de 19,5%, passant de 475 à 567. Les femmes exerçant comme libérales sont encore largement minoritaires par rapport aux hommes, que ce soit en exercice associé (29% de femmes) ou en exercice individuel (34,7% de femmes), tandis qu’elles sont ultra-majoritaires chez les adjoints/remplaçants (70,2 %).

La proportion homme/femme est légèrement en faveur de ces dernières au sein du statut de collaborateur libéral (respectivement 41% et 59%). Quand elles exercent comme libérales, les femmes sont également plus tentées par l’exercice individuel que les hommes, tendance déjà constatée les années précédentes. 33,8% des femmes libérales en effet exercent seules contre 30,5% des hommes. Le nombre de sociétés vétérinaires a cru de 244 unités en 2012. Le nombre de SEL (société d’exercice libéral) augmente de 15% (+ 189). Les SEL représentent désormais 44,6% des formes juridiques adoptées par les vétérinaires d’exercice libéral.

Revenus 2011 des vétérinaires libéraux : une médiane de plus en plus inférieure à la moyenne

L’analyse des revenus 2011 porte sur une population de 9 573 sur 10 420 vétérinaires inscrits à la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires libéraux (CARPV) au 1er janvier 2013. 
Il y avait 2 952 femmes (30,80%) ayant un âge moyen de 41,8 ans et 6 621 hommes (69,20%) ayant un âge moyen de 47,9 ans. 
Le revenu médian est inférieur au revenu moyen, de 8,9 % chez les hommes et de 11,4 % chez les femmes. Cet écart augmente tous les ans.
Plus de la moitié des vétérinaires – ce nombre est d’année en année de plus en plus important - a des revenus inférieurs à la moyenne. Est-ce dû à un accroissement du nombre de vétérinaires libéraux ayant choisi d’avoir un temps de travail inférieur ? Est-ce dû à une baisse de revenus subie? Il n’est pas si simple de conclure...

Moins de cinq ans pour atteindre un plafond de revenus

L’évolution du revenu moyen ou médian par classes d’âge est assez caractéristique des professionnels libéraux.
L’âge moyen d’installation étant de 31 ans, il faut moins de cinq ans pour atteindre un plafond de revenus qui resteront ensuite quasi constants jusqu’à l’âge de 55 ans.
Pour les moins de 35 ans, l’acquisition de son outil de travail les cinq à sept premières années d’activité explique une moyenne des revenus inférieure. 
A partir de 55 ans (ou avant), la baisse progressive d’activité associée à l’utilisation d’outils de défiscalisation (retraite type Madelin) explique la baisse progressive des revenus, jusque l’âge moyen de la retraite, qui avoisine toujours les 64 ans révolus.

Nord rural versus sud canin?

Les revenus 2011 apportent les mêmes enseignements que ceux des années précédentes.
Quatre régions dépassent 80000 euros de moyenne: Lorraine, Basse-Normandie, ChampagneArdenne et Pays-de-la-Loire. Il s’agit de régions à prédominance rurale situées dans la moitié nord de la France. 

Cotisations Madelin : en moyenne 4 425 euros pour 82% des vétérinaires

L’analyse des cotisations Madelin a été menée sur les 7 822 vétérinaires concernés. Le montant moyen desMadelin (4 425 euros) a en effet été calculé sur la base de ces 82 % de vétérinaires qui déclarent ces cotisations sociales facultatives (- 3,3 % par rapport à 2010 mais + 3,7 % par rapport à 2009).
Le pourcentage de vétérinaires concernés et le montant en euros augmentent régulièrement avec l’âge et les revenus. En effet, si une partie de ces cotisations concerne la prévoyance pour couvrir des risques dès l’installation (indemnités journalières, complémentaire maladie, complément de rented’invalidité...), la part la plus importante concerne des cotisations en vue de la retraite mises en place la plupart du temps dans la deuxième moitié de la vie professionnelle du vétérinaire, en particulier dans un but de défiscalisation.