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Grands dossiers

Identification des équidés : un système fiable

L’IFCE a présenté quelques données sur l’identification équine lors d’une réunion avec la profession vétérinaire, à Paris.

L’IFCE a précisé que la construction d’un indice multicritère de la qualité des opérations d’identification de terrain était en cours et qu’il permettrait de cibler les gros identificateurs réalisant le plus d’erreurs (40 % des identificateurs réalisent 92 % des actes). Il s’agit d’un outil interne de suivi des identificateurs qui ne sera pas diffusé aux vétérinaires sur le terrain.

En 2012, 3 120 identificateurs sont indicés, dont 2 869 vétérinaire et 251 agents IFCE. 53 % des identificateurs ont un indice positif.

Une enquête de terrain sur les signalements effectués en 2012 a révélé que, sur 421 chevaux contrôlés, 3,8 % présentent un signalement incohérent qui entraîne un réel doute sur l’identité du cheval. L’IFCE estime que le signalement codifié, même s’il est moins précis que le signalement littéral, paraît fiable.

Objectifs de traçabilité remplis

La marge d’erreur sur la fiabilité des trans- pondeurs est encore plus faible puisque sur 274 chevaux contrôlés, seulement 2 (soit 0,73 %) ne présentaient pas de puce lisible. Le risque de problème d’identification n’est donc que de 0,026 % si on considère qu’il inclut signalement incohérent et puce illisible.

L’IFCE considère donc que « le système d’identification actuel est fiable et répond pleinement aux objectifs de traçabilité impo- sés par la filière ».

Il a été rappelé que la première formation collaborative SNGTV-IFCE sur l’identification a eu lieu le 27 juin à Avrillé et a réuni 10 participants. D’autres formations réparties sur le territoire sont programmées (voir sur le site www.haras-nationaux.fr).

Les intervenants ont souligné que deux cas de suspension d’habilitation à l’identification des équidés pour faits graves étaient en cours au ministère de l’Agriculture et que la communication sur ce risque allait être renforcée.

Ils ont également souligné le bon départ de la certification d’identité en ligne, qui a représenté 20 % des certifications d’identité jusqu’à présent.

Suite à l’arrêt du GIP France Haras et à la dissolution de ses activités, prévue pour le 31 juillet 2014, la gestion de l’identification de terrain résiduelle sera reprise par l’IFCE.

Santé des abeilles : la profession s'engage

La profession vétérinaire est consciente de l’importance écologique et économique des abeilles. Le SNVEL et la FVE étaient présents aux journées de l’abeille, les 4 et 5 juin, au Parlement européen, à Bruxelles. Ils suivent ce dossier avec attention dans le domaine de la formation des vétérinaires et dans la diffusion des informations pour aider la recherche et trouver des solutions à cette problématique environnementale.
Etaient présents à cette Bee week l’ensemble des scientifiques mondiaux de l’apiculture et nos décideurs politiques. Le but était de lancer de nouvelles stratégies de suivi et de recherche afin d’aider les filières apicoles à enrayer la problématique de la surmortalité. Pour le professeur Bach Kim Nguyen, « Il existe une véritable problématique liée à la disparition des abeilles. En 2004, les pertes étaient estimées à 17 %, soit plus de 7 % au dessus de la norme acceptable pour les apiculteurs. Actuellement, les pertes approchent 30 % et ce, dans l’ensemble des pays de l’Union représentés et suivis, et de même pour les Etats-Unis".

La France, depuis février 2013, a pris la mesure de cette surmortalité et a lancé un plan abeilles, le plan de développement durable pour l’apiculture. Il s’appuie sur un plan global de compétences (DGPAAT, DGAL, DGER) et sur le plan global apicole européen (15 novembre 2011, le parlement a adopté une résolution sur la santé des abeilles). Ce plan met entre autre l’accent sur la nécessité de la recherche et l’importance du suivi vétérinaire, tant au niveau de l’environnement que de l’innovation technologique.

Le SNVEL et la FVE suivront ce dossier avec attention dans le domaine de la formation des vétérinaires et dans la diffusion des informations pour aider la recherche et trouver des solutions à cette problématique environnementale qui nous concerne tous.

Abeilles : Bruxelles va interdire les néonicotinoïdes pour deux ans

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a salué le moratoire de deux ans sur l’utilisation des trois principaux insecticides néonicotinoïdes (clothianidine, thiamethoxame et imidaclopride) en enrobage de semences, traitement de sol et pulvérisation sur les cultures attractives pour les abeilles, décidé par la Commission européenne et voté le 29 avril par quinze Etats membres, dont la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Le traitement des cultures attirant les abeilles sera exceptionnellement possible pour les cultures sous serre et de plein champ après la floraison. Le texte ne sera mis en application qu’à partir du 1er décembre, de nombreux agriculteurs ayant déjà acheté leurs semences.

Cette décision complète la suspension de l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR ND décidée par Stéphane Le Foll en juin 2012. Il se félicite de ce moratoire européen qui «permet une protection efficace des abeilles tout en préservant la compétitivité des agriculteurs français par rapport à leurs collègues européens ».

Les associations d’apiculteurs se réjouissent mais souhaiteraient l’interdiction des néonicotinoïdes sur toutes les cultures. Les industriels producteurs des insecticides estiment, quant à eux, que la décision européenne manque de rigueur scientifique et ignore de nombreuses données venant du terrain. 

L’interdiction totale de l’expérimentation animale pour les cosmétiques entre en vigueur

La dernière étape prévue dans l’élimination progressive de l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques commercialisés dans l’Union européenne (UE) a pris fin le 11 mars. Désormais, les cosmétiques ayant fait l’objet de tests sur les animaux ne peuvent plus être mis sur le marché dans l’UE. 

Cette situation résulte d’une directive de 2003 qui a interdit depuis 2004 l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques, la même règle pré-valant depuis 2009 pour les ingrédients de ces produits. 

Depuis mars 2009, il est également interdit de mettre sur le marché dans l’UE des cosmétiques contenant des ingrédients ayant fait l’objet d’essais sur les animaux. Toutefois, pour les effets les plus complexes sur la santé humaine (toxicité à doses répétées, y compris la sensibilisation cutanée et la cancérogénèse, toxicité pour la reproduction et toxicocinétique), l’entrée en vigueur de l’interdiction de mise sur le marché avait été repoussée au 11 mars 2013. 

La Commission européenne, dans une communication adoptée le 11 mars, a réaffirmé sa volonté de respecter l’échéance de 2013 fixée par le Conseil et le Parlement européens. 

Elle décrit par ailleurs comment elle entend continuer à soutenir la recherche et l’innovation dans ce secteur, tout en promouvant le bien-être animal à l’échelle internationale. 

La recherche de méthodes de substitution à l’expérimentation animale se poursuivra en effet, car le remplacement total des essais sur les animaux par d’autres méthodes n’est pas encore possible. 

La Commission a affecté à ces travaux de recherche près de 238 millions d’euros entre 2007 et 2011. L’industrie cosmétique a également apporté sa part, par exemple en cofinançant pour 25 millions d’euros l’initiative Seurat*.

* Seurat: Safety Evaluation Ultimately Replacing Animal Testing.