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Une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement depuis le 1er janvier

Depuis le 1er janvier 2013, dans les relations entre professionnels, le non paiement d’une facture peut donner lieu d’une part, au paiement de pénalités de retard, et d’autre part, au paiement d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement dont le montant est fixé à 40 € minimum.

Pour être applicable, le paiement de cette indemnité forfaitaire devra cependant être prévu et mentionné dans les conditions générales de vente du fournisseur ainsi que sur les factures.

Ces modalités ne concernent toutefois que les professionnels entre eux. « Elles sont donc applicables à tous les vétérinaires en tant que clients professionnels de fournisseurs, mais également dans la relation entre un vétérinaire et un éleveur professionnel», précise l’Ordre. Ainsi, l’indemnité forfaitaire ne peut pas être réclamée à un client qui serait un simple particulier.

Doivent également figurer dans les conditions générales de vente, les délais de paiement et les conditions d’application et le taux d’intérêt des pénalités dues en cas de retard (ce taux doit être celui appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente, majoré de 10 points de pourcentage).

A noter que les pénalités de retard s’appliquaient déjà avant le 1er janvier sur les factures établies entre professionnels ou entre un professionnel et un particulier

Une réglementation plus intelligente pour des denrées alimentaires plus sûres : le paquet législatif proposé par la Commission modernise la filière agroalimentaire

La Commission européenne vient de dévoiler un paquet de mesures visant à un meilleur respect des normes de santé et de sécurité sanitaire dans l’ensemble de la filière agroalimentaire. Parmi les nouveaux textes, figure la nouvelle loi de santé animale. Les mesures qui devront être examinées par le Parlement et le Conseil européens ne devraient pas entrer en vigueur avant 2016.
Les quelque 70 textes qui régissent la chaîne de production des denrées alimentaires sont réduits à 5 dont la nouvelle loi de santé animale. 
Les réformes permettront «d’alléger les formalités entourant les processus et procédures qu’appliquent les agriculteurs, les éleveurs et les opérateurs du secteur alimentaire (producteurs, transformateurs et distributeurs) afin que ceux-ci puissent exercer plus facilement leur métier », explique la Commission. 

Prévenir plutôt que guérir 

La loi de santé animale vise à répondre aux problèmes identifiés lors d’une évaluation qui a débuté en 2004 et qui sont la grande complexifié du cadre législatif, l’absence de stratégie globale de santé animale et une attention insuffisante portée à la prévention. 
Le nouveau texte se fonde donc sur le principe « Mieux vaut prévenir que guérir ».
 
Le champ d’application de ces nouvelles mesures est vaste puisqu’il englobe les animaux de rente (y compris les animaux utilisés pour le travail), les animaux de sports, de loisirs, les animaux de compagnie ainsi que ceux utilisés pour la recherche. Les animaux sauvages sont également pris en compte dans une certaine mesure, lorsque leur santé est susceptible de menacer celles des autres animaux. 

Le but affiché par la Commission est de renforcer les normes actuelles et de mettre en place un système commun permettant d’améliorer la détection des maladies et la lutte contre celles-ci. Il s’agit également de coordonner le traitement des risques relatifs à la santé ainsi qu’à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. 

Réagir rapidement 

«Grâce à ce système optimisé et à des règles plus performantes en matière d’identification et d’enregistrement, ceux qui œuvrent à la protection de la chaîne de production des denrées alimentaires (exploitants et vétérinaires, par exemple) seront à même de réagir rapidement, de limiter la propagation des maladies et de réduire au maximum leurs effets sur les animaux d’élevage et les consommateurs », commente la Commission. 

En outre, le texte instaure une classification et un ordre de priorité pour les maladies nécessitant une intervention à l’échelon de l’Union européenne. Il permet ainsi une meilleure prise en compte des risques et une utilisation plus adaptée des ressources. 

«Ce nouveau cadre présente la souplesse nécessaire pour permettre une modulation des mesures zoosanitaires en fonction des dimensions et de la nature des établissements (par exemple les petites et moyennes entreprises, les élevages de loisirs, etc.), mais aussi des situations locales, notamment en ce qui concerne les obligations en matière d’enregistrement et d’agrément applicables aux établissements et à la détention d’animaux et de produits », explique la DG Sanco. 

« À plus grande échelle, la législation doit être suffisamment souple et solide pour permettre une réaction efficace de toute l’Union en cas de variations climatiques importantes. Ainsi armés pour faire face aux risques émergents nouveaux et inconnus, nous pourrons nous adapter rapidement aux évolutions de la science et des normes internationales. »

Les vétérinaires attentifs

Les autres institutions de l’Union, notamment le Parlement et le Conseil européens, vont maintenant étudier le paquet législatif présenté par la Commission et se prononceront en temps voulu à son sujet. 

Entre temps, les organisations professionnelles concernées comme la Fédération vétérinaire européenne (FVE) pourront continuer à faire entendre leur voix. 

La FVE milite notamment pour que les visites d’élevage soient rendues obligatoires en cohérence avec les objectifs de prévention et que des alternatives à l’antibiothérapie soient développées. Elle souhaite également que le vétérinaire soit clairement défini à l’occasion de ce texte et que son rôle soit accru afin de garantir la qualité des produits au départ de la ferme. À ce stade, la Commission estime que les mesures entreront en vigueur en 2016. 

Frais de voiture des professionnels libéraux : le SNVEL et l’UNAPL demandent à Bercy de faire preuve de pragmatisme

La dernière loi de Finances plafonne à 7 CV le barème kilométrique pour la déduction des frais de voiture.

Le SNVEL et l’UNAPL s’étaient mobilisés contre cette disposition qui posait problème à de nombreux professionnels libéraux, dans la mesure où, d’une part nombre d’entre eux, se déplaçant au domicile de leurs clients en emportant certains matériels, et où d’autre part, la plupart d’entre eux ne possèdent qu’un seul véhicule qu’ils utilisent à la fois dans le cadre de leur activité professionnelle et dans leur vie personnelle et familiale.

Les services de l’administration fiscale ont fait savoir, le 2 avril, que ce plafonnement à 7 CV ne s’appliquait pas dès lors que les professionnels optent pour la prise en compte du montant réel et justifié de leurs frais de voiture. Hélas, pour pouvoir appliquer cette modalité de calcul, les professionnels devaient opter pour la déductibilité des frais réels de voiture auprès des services fiscaux en début d’année 2012. Dès lors, ils se retrouvent dans l’impossibilité pratique de bénéficier de cette possibilité pour 2012, puisqu’ils en ont été informés trop tardivement.

C’est pourquoi, l’UNAPL a demandé au ministre de l’Economie et des Finances ainsi qu’à celui du Budget d’autoriser les professions libérales ayant opté pour l’utilisation du barème forfaitaire en 2011 à pourvoir utiliser en 2012 le même barème non plafonné et à prolonger le délai d’option pour 2013 à la date de dépôt de la déclaration fiscale 2035 (bénéfices non commerciaux) de l’exercice 2012.

Transport d’animaux : Bruxelles harmonise les contrôles

La Commission européenne a adopté, le 18 avril, un règlement afin d’harmoniser les informations devant être présentées chaque année par les Etats membres concernant les contrôles effectués pour assurer la conformité avec la législation européenne de la protection des animaux durant leur transport. 
Bruxelles souhaite ainsi obtenir un aperçu clair de la situation dans l’Union européenne afin d’éventuellement adapter sa législation. 

Le Parlement européen – ainsi que certains Etats membres – a demandé à plusieurs reprises à la Commission de limiter à 8 heures le temps de transport des animaux d’élevage vers leur lieu d’abattage. Mais celle-ci a, jusqu’à présent, répondu qu’il fallait dans un premier temps que la législation européenne soit réellement appliquée avant d’envisager toute évolution. 
Le dispositif adopté par Bruxelles impose désormais aux Etats membres de fournir des informations sur l’endroit où les contrôles ont été effectués, les problèmes détectés et les mesures prises pour les corriger. 

La Commission espère que cela contribuera à une meilleure application de la législation sur la protection des animaux.

La FVE adopte la définition du vétérinaire

L'accroissement et le changement des attentes sociétales envers la profession vétérinaire demandent une compréhension claire de son rôle et de ses membres. Une description précise du vétérinaire apportera clarté et transparence à propos de ce rôle, les devoirs qui y sont liés, la responsabilité professionnelle, ainsi que la façon dont il doit être mené :

Le vétérinaire est un professionnel ayant une formation scientifique complète, autorisé par l'autorité officielle, à réaliser, de manière indépendante, éthique et sous sa propre responsabilité, tous les aspects de la médecine vétérinaire, dans l'intérêt de la santé et du bien-être des animaux, du client et de la société.
008a defintion veterinarian 2012FV (Pdf, 0,28 Mo)