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Communiqué de presse : Mode d’abattage, un mensonge par omission

Faisant suite au reportage d’Envoyé Spécial sur France 2 et aux différentes émissions concernant les conditions d’abattage sans étourdissement des animaux, le Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral (SNVEL) souhaite réaffirmer1 son engagement pour le respect du bien-être animal et de l’hygiène alimentaire.

Une partie des viandes issues d’un abattage sans étourdissement sont, en effet, destinées au circuit traditionnel sans qu’un étiquetage indiquant le mode d’abattage en soit assuré. Or, l’étiquetage, garantie de transparence, complète le suivi de la traçabilité de l’étable à la table et devient une condition indispensable pour un choix éclairé du consommateur.

Même si le décret du 28/12/2011 pris par le ministre de l’Agriculture constitue une première avancée, il nous apparaît indispensable d’aller plus loin. Le SNVEL reste néanmoins sceptique quant aux moyens de contrôle qui seront mis en œuvre au regard du désengagement de l’Etat notamment en matière sanitaire. Le SNVEL demande donc que des mesures soient prises pour une généralisation de l’étourdissement post-jugulation des animaux lors de l’abattage rituel afin de leur éviter des souffrances inacceptables. Par ailleurs, le SNVEL plaide en faveur d’un abattage limité aux seuls besoins des communautés concernées. Il invite l’Etat à encourager la mise en place d’une réglementation européenne pour un étiquetage clair afin de permettre le choix éclairé des consommateurs.

Le SNVEL rappelle que la Fédération Vétérinaire Européenne s’est prononcée depuis 2002 contre tout abattage sans étourdissement préalable.

1 Le SNVEL a voté à l’unanimité en octobre 2010 une motion sur l’abattage rituel lors de son Assemblée des Délégués de Bordeaux

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Communiqué de presse : Antibiorésistance : la profession vétérinaire s’engage

La Fédération des Syndicats Vétérinaires de France (FSVF) (1) au travers de ses syndicats constitutifs, qui représentent l’ensemble des vétérinaires prescripteurs, les vétérinaires inspecteurs et les enseignants des écoles vétérinaires, soutient l’objectif de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire et engage tous les vétérinaires à y concourir activement.

Parce que la mise en œuvre des mesures préconisées par le Plan National (2) est soumise à des contraintes juridiques ou opérationnelles de nature à en différer ou à en altérer l’application, les organisations ont signé un accord pour, dès à présent, réduire les volumes d’antibiotiques prescrits.

Afin de diminuer de façon significative les volumes d’antibiotiques vétérinaires utilisés, ils considèrent qu’il convient d’intervenir prioritairement sur la prescription d’antibiotiques administrés par voie orale, notamment dans les aliments médicamenteux, en particulier lorsqu’ils sont prescrits pour un usage préventif.

Ces progrès ne pourront être effectifs qu’avec la participation active de tous les acteurs des filières de productions animales, amenés ainsi à renforcer leurs efforts pour une meilleure maîtrise sanitaire des élevages, garantie d’une compétitivité renforcée.

Ainsi, la FSVF et les trois syndicats représentatifs des vétérinaires prescripteurs (SNVEL, SNVECO et SNVSE) s’engagent :
A cibler prioritairement leurs efforts vers les pratiques de prescription qui représentent les plus fortes quantités d’antibiotiques, ainsi que vers les prescriptions d’antibiotiques critiques.
A élaborer, avec l’ensemble des partenaires concernés, un calendrier de réduction des prescriptions d’aliments médicamenteux contenant des antibiotiques, avec l’objectif d’un retrait progressif de ces pratiques pour toutes les productions où cet objectif sera scientifiquement, techniquement et économiquement possible ; 
A préconiser le retrait volontaire des antibiotiques par « voie orale » des plans sanitaires d’élevage, en opposition à la récente modification de l’arrêté ministériel du 28 juin 2011[3] qui autorise toujours l’usage de 5 antibiotiques dans les aliments médicamenteux ; 
A exiger des autorités compétentes les autorisations nécessaires à l’utilisation de mesures techniques alternatives, aujourd’hui interdites en France, mais utilisées avec succès au sein de l’Union européenne. Celles-ci permettront de réduire assurément les prescriptions d’antibiotiques dans certaines filières.     
Cet accord initie les travaux qui seront prochainement conduits par la Profession Vétérinaire dans le cadre de l’utilisation responsable et raisonnée des antibiotiques et dont nous rendrons compte dans les prochains mois.  

(1) La FSVF est composée de plusieurs syndicats qui représentent : les vétérinaires prescripteurs : SNVEL (Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral), SNVECO (Syndicat National des Vétérinaires Conseil) et SNVSE (Syndicat National des Vétérinaires Salariés d’Entreprise), les vétérinaires inspecteurs : SNISPV (Syndicat National des Inspecteurs en Santé Publique Vétérinaire) et les enseignants des écoles vétérinaires : FSEEVF (Fédération des Syndicats d’Enseignants des Ecoles Vétérinaires)  

 (2) Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire 
SNVEL Communique presse Antibioresistance (Pdf, 0,20 Mo)

Communiqué de presse : Pénurie de médecins en zones rurales : la profession vétérinaire ne saurait être un pis-aller !

Le SNVEL (Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral) s’étonne de l’idée que l’on puisse faire appel aux vétérinaires pour pallier la pénurie de médecins dans certaines de nos régions. Cette proposition plutôt « originale » de Madame Françoise Tenenbaum, adjointe au maire de Dijon à la santé et vice-présidente du conseil régional de Bourgogne, ne saurait être prise au sérieux.

Pour ce qui concerne les urgences, en effet, tout individu a le devoir de porter assistance à autrui, qu’il soit ou non vétérinaire. Au-delà, l’idée de remédier au problème de la désertification médicale en milieu rural en faisant appel aux vétérinaires ne saurait être envisageable.

Il s’agit de deux cursus distincts avec des compétences spécifiques.

Le SNVEL, en revanche, comprend que cette idée ait pu germer dans certains esprits dans la mesure où les vétérinaires garantissent chaque jour la permanence des soins en assurant gardes et urgences 24h/24h, sans aucune aide de l’Etat. Le modèle construit par la Profession Vétérinaire (constitution de réseau de compétences et de structures professionnelles réelles) qui a maintenu le maillage territorial pourrait effectivement inspirer la réflexion en cours chez les médecins.

Cette problématique est indissociable du maintien des services de proximité en zone rurale.

Même si aujourd’hui la pénurie de vétérinaires n’est pas installée, le réseau reste fragile. Il est donc indispensable que les conditions, en particulier économiques, relatives à l’exercice de la médecine vétérinaire soient préservées voire consolidées.
SNVEL Communique de presse 15122011 penurie medecins Vdef (Pdf, 0,17 Mo)

Communiqué du SNVEL : Vauban Humanis, un régime complémentaire facultatif

La Branche vétérinaire a signé un accord avec Vauban Humanis pour un régime de complémentaire santé pour les salariés.

Suite à un courrier récent de Vauban Humanis, dont la lecture peut paraître ambigüe, nous vous informons que l’adhésion à ce régime, reste totalement facultative.

Par contre, en cas d’adhésion, celle-ci doit concerner tous les salariés de l’entreprise et doit obligatoirement se faire auprès de Vauban Humanis.

Communiqué de presse : Les vétérinaires regrettent l’avancée insuffisante des projets de décret et d’arrêté concernant l’abattage rituel

Le SNVEL considère que les projets de décret et d’arrêté relatifs aux conditions d’autorisation des établissements d’abattage à déroger à l’obligation d’étourdissement des animaux présenté au CCSPA[1] le 3 novembre 2011 ne constituent pas une avancée suffisante par rapport à la situation actuelle. Cette même situation était déjà dénoncée par une motion votée à l’unanimité lors du Congrès du SNVEL de Bordeaux en octobre 2010.

Le SNVEL demande donc que des mesures soient prises pour une généralisation de l’étourdissement post jugulation des animaux lors de l’abattage rituel afin d’améliorer leur bien-être. Par ailleurs, le SNVEL plaide en faveur d’un abattage limité aux seuls besoins des communautés concernées et d’un étiquetage clair pour permettre à tous les consommateurs de faire un choix éclairé lors de l'achat.

Le SNVEL rappelle que la Fédération Vétérinaire Européenne s’est prononcée depuis 2002 contre tout abattage sans étourdissement préalable.

CP SNVEL Abattage rituel 031111 Vdef (Pdf, 0,80 Mo)