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Espace presse

Comment assurer un maillage territorial vétérinaire dans les années à venir ?

L’évolution de la démographie vétérinaire en milieu rural est aujourd’hui source d’inquiétude car porteuse d’inégalités territoriales et pouvant créer des « zones blanches ».

Les enjeux à l’installation des vétérinaires sont triples :
  • l’apport de services aux populations est un facteur d’attractivité des territoires ; 
  • un désert vétérinaire engendre un risque pour la santé publique ; 
  • l’installation de vétérinaires génère une activité économique bénéfique pour les territoires.
Afin de répondre à ces enjeux, le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt et le Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral organisent, le 12 mai 2016, un colloque intitulé « Le vétérinaire, la carte et le territoire » qui sera clôturé par Monsieur le Ministre, Stéphane Le Foll.

L’objectif de la journée est de faire émerger des solutions innovantes à moyen terme de façon concertée avec l’ensemble des acteurs. 

CP Colloquedu12052016 10052016 (Pdf, 0,27 Mo)

Journée mondiale de la rage : la profession vétérinaire se mobilise

A l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, le 28 septembre, la profession vétérinaire française se mobilise contre l’une des zoonoses les plus meurtrières au monde.

Une personne décède de la rage toutes les dix minutes dans le monde. C’est le triste bilan encore constaté aujourd’hui. Chaque année, la rage tue près de 70 000 personnes, majoritairement des enfants dans les pays en développement. Pourtant, elle peut être éliminée. Plus de 95 % des cas humains de rage sont dus à des morsures de chiens infectés, et contrairement à de nombreuses autres maladies, nous disposons de tous les outils nécessaires pour l’éradiquer.

Depuis 2001, 11 cas de rage ont été importés en France, alors que la maladie est absente du territoire national, ce qui n'est pas le cas de très nombreux autres pays. Ces cas étaient tous liés à des animaux contaminés à l’étranger.

Pourtant, des moyens existent pour prévenir l’introduction de la maladie en France.

Lors d’un séjour à l’étranger, il est fortement recommandé de ne pas toucher d’animal errant et de ne pas ramener d’animal d’un pays à risque. Un animal ramené illégalement peut être infecté et peut contaminer.

Pour voyager avec un animal de compagnie, des démarches préalables sont nécessaires :
• il convient de prendre contact avec le vétérinaire 4 mois avant le départ,
• l’animal doit être identifié et muni d’un passeport,
 • les vaccins doivent être à jour : la vaccination contre la rage doit dater de moins d’un an et de plus de 21 jours,
• une prise de sang est nécessaire pour les pays à risque mais aussi obligatoire pour toute entrée ou retour en France depuis un pays situé hors de l’Union européenne.

Au retour en France, il faut impérativement présenter son animal de compagnie aux autorités douanières.

Le non-respect des obligations réglementaires est passible de sanctions pénales (article L237-3 du Code rural et de la pêche maritime).

Les vétérinaires sont en première ligne pour détecter des cas de rage et accompagner les propriétaires d’animaux en matière de prévention. Lorsque celle-ci fait défaut, les conséquences sanitaires peuvent être très graves. 
CP Rage snvel (Pdf, 0,49 Mo)

Les vétérinaires mobilisés pour maîtriser la fièvre catarrhale ovine

Le SNVEL a pris connaissance des annonces faites hier par Monsieur le Ministre de l’Agriculture. Il salue la réactivité et le pragmatisme ayant conduit le Ministre à proposer d’emblée un schéma national permettant de minimiser l’impact économique de cette maladie à nouveau émergente.

Le SNVEL rappelle que lors de l’émergence de 2007, les vétérinaires libéraux ont réalisé l’exploit d'une vaccination massive et cela dès la disponibilité des doses vaccinales, malgré un contexte difficile. Ils se tiennent aujourd'hui prêts à relever ce nouveau défi posé par une actualité sanitaire et souhaitent être associés au travers du SNVEL, à toutes les décisions qui préciseront les modalités de la campagne de vaccination.

Le SNVEL attire l’attention sur les graves difficultés connues dans le dispositif avant 2010 quant aux modalités de transmission des informations, à la certification et aux paiements de leurs honoraires. La plus grande vigilance sera par conséquent portée à la simplicité des tâches administratives qui seront demandées aux vétérinaires.

Le SNVEL, en tant que représentant des vétérinaires libéraux partenaires des éleveurs, entend contribuer pleinement à la maîtrise de ce danger majeur par une action collective aussi efficace que celle démontrée par le passé.    

CP FCO snvel (Pdf, 0,47 Mo)

Un foyer FCO de sérotype 8 confirmé dans l’Allier

Communiqué de presse du Ministère de l'Agricultuere

La Direction départementale de la protection des populations du département de l’Allier a récemment suspecté un cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans un élevage d’ovins et de bovins de l’Allier. Des prélèvements pour analyse ont été immédiatement réalisés sur l’animal malade.

La confirmation formelle du foyer de FCO a été établie ce matin par résultat positif de l’analyse et isolement viral par le laboratoire national de référence de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Il s’agit d’un cas de FCO à sérotype 8.

D’ores et déjà, le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a décidé de mettre en place des mesures afin de prévenir tout risque éventuel de propagation de la maladie : l’élevage a été placé sous surveillance renforcée et les mouvements d’animaux ont été bloqués au sein de l’exploitation. De plus, une zone de protection et de surveillance de 150 km de rayon autour de l’élevage concerné a été définie. Dans cette zone et en conformité avec la réglementation européenne, des mesures de gestion sont appliquées : restriction des mouvements d’animaux, interdiction de regroupement, surveillance active, etc.

Stéphane Le Foll a demandé au Directeur général de l’alimentation de réunir en urgence le Comité national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale lundi 14 septembre afin d’échanger avec les représentants des filières d’élevage et l’ensemble des autorités sanitaires sur les mesures de gestion et notamment sur la stratégie vaccinale à mettre en place. Dès la semaine prochaine, 1,3 million de doses de vaccin seront disponibles.

Le Ministre rencontrera les responsables nationaux des filières d’élevage jeudi 17 septembre afin de discuter des mesures financières à mettre en place pour accompagner les éleveurs impactés. Le Ministre prendra également contact avec les Commissaires européens à la santé et à l’agriculture dès le début de la semaine prochaine afin de les informer de la situation sanitaire et des mesures de gestion mises en œuvre par la France.

Pour rappel, la FCO est une maladie virale, transmise par des moucherons piqueurs. Les espèces sensibles à la FCO sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages. La France continentale était indemne de FCO depuis décembre 2012. Le sérotype 8 ne circule plus depuis 2010 en France, et n'a été notifié dans aucune région du monde depuis 2011.

Cette maladie est strictement animale : elle n’est pas transmissible à l’homme et elle n’affecte pas la qualité des denrées (viandes, lait, etc). Elle ne représente donc un danger ni pour les citoyens, ni pour les consommateurs.

La rapidité de mise en œuvre des mesures de gestion est une condition indispensable pour limiter les conséquences de la maladie, notamment à l’export. Stéphane Le Foll réaffirme la mobilisation totale de l’Etat et de ses services aux côtés des professionnels

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Les vétérinaires s'engagent aux côtés des producteurs laitiers

Le Pacte Laitier, annoncé en mars dernier par la FNPL, a été signé le 26 novembre 2014, à la maison du lait, à Paris. Cette signature formalise l’engagement de 12 partenaires, dont la profession vétérinaire, autour de Thierry Roquefeuil, président de la FNPL et du ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Pour la FNPL, l’élevage laitier doit avoir l’ambition de son développement à la fin des quotas laitiers. Cette dynamique doit se décliner sous tous ses aspects, qu’ils soient économiques, financiers, sociaux, territoriaux… La performance des fermes laitières est un enjeu vital. L’objectif de la FNPL est de simplifier et de faciliter la mise en oeuvre des projets des éleveurs laitiers à tous les moments de leur vie d’exploitants agricoles. La FNPL a voulu créer avec ce pacte un élan mobilisateur. C’est un pari réussi. 12 partenaires lui ont donné leur confiance en s’engageant concrètement dans le pacte. 

Le Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral (SNVEL) et la Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires (SNGTV) s’engagent  auprès des acteurs impliqués dans la production laitière à organiser et à animer un réseau de compétences sur l’ensemble du territoire national, ceci afin de maintenir un relationnel profitable aux deux acteurs : éleveurs et vétérinaires.

C’est le commencement d’une histoire commune, d’une confiance réciproque. Ce pacte n’est pas figé. Il doit vivre.

Des comités de suivi vont être mis en place afin que tous les engagements soient tenus et que toutes les idées nouvelles deviennent des engagements concrets rapidement.

Communique de presse SNVEL Pacte laitier (Pdf, 0,18 Mo)

Antibiotiques vétérinaires : le SNVEL se félicite de la diminution de leur utilisation

La journée antibiorésistance de l'Anses, le 4 novembre, a confirmé une réduction de l'usage vétérinaire des antibiotiques. Le tonnage vendu en 2013 est le plus faible depuis 1999. Il a ainsi diminué de 10,6% par rapport à 2012.

Dans le même temps, l’Agence européenne du médicament (EMA) vient de publier son quatrième rapport ESVAC (European Surveillance of Veterinary Antimicrobial Consumption) de suivi des ventes d’antibiotiques vétérinaires dans 26 pays européens pour l’année 2012. Une  baisse de 15 % des consommations est observée entre 2012 et 2010. En France, la baisse est de 22%, soit la baisse la plus importante après celle observée aux Pays Bas.

Le SNVEL se félicite de ces résultats, obtenus sans aucun dispositif coercitif mais par la seule volonté et la compétence des vétérinaires praticiens.

Le SNVEL considère que cette réduction de l'usage vétérinaire des antibiotiques est encourageante et traduit la portée de son engagement incessant dans la lutte contre l’antibiorésistance.

Communique de presse SNVEL Baisse des antibiotiques.pages (Pdf, 0,18 Mo)

Communiqué de presse : Antibiorésistance : la profession vétérinaire s’engage

La Fédération des Syndicats Vétérinaires de France (FSVF) (1) au travers de ses syndicats constitutifs, qui représentent l’ensemble des vétérinaires prescripteurs, les vétérinaires inspecteurs et les enseignants des écoles vétérinaires, soutient l’objectif de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire et engage tous les vétérinaires à y concourir activement.

Parce que la mise en œuvre des mesures préconisées par le Plan National (2) est soumise à des contraintes juridiques ou opérationnelles de nature à en différer ou à en altérer l’application, les organisations ont signé un accord pour, dès à présent, réduire les volumes d’antibiotiques prescrits.

Afin de diminuer de façon significative les volumes d’antibiotiques vétérinaires utilisés, ils considèrent qu’il convient d’intervenir prioritairement sur la prescription d’antibiotiques administrés par voie orale, notamment dans les aliments médicamenteux, en particulier lorsqu’ils sont prescrits pour un usage préventif.

Ces progrès ne pourront être effectifs qu’avec la participation active de tous les acteurs des filières de productions animales, amenés ainsi à renforcer leurs efforts pour une meilleure maîtrise sanitaire des élevages, garantie d’une compétitivité renforcée.

Ainsi, la FSVF et les trois syndicats représentatifs des vétérinaires prescripteurs (SNVEL, SNVECO et SNVSE) s’engagent :
A cibler prioritairement leurs efforts vers les pratiques de prescription qui représentent les plus fortes quantités d’antibiotiques, ainsi que vers les prescriptions d’antibiotiques critiques.
A élaborer, avec l’ensemble des partenaires concernés, un calendrier de réduction des prescriptions d’aliments médicamenteux contenant des antibiotiques, avec l’objectif d’un retrait progressif de ces pratiques pour toutes les productions où cet objectif sera scientifiquement, techniquement et économiquement possible ; 
A préconiser le retrait volontaire des antibiotiques par « voie orale » des plans sanitaires d’élevage, en opposition à la récente modification de l’arrêté ministériel du 28 juin 2011[3] qui autorise toujours l’usage de 5 antibiotiques dans les aliments médicamenteux ; 
A exiger des autorités compétentes les autorisations nécessaires à l’utilisation de mesures techniques alternatives, aujourd’hui interdites en France, mais utilisées avec succès au sein de l’Union européenne. Celles-ci permettront de réduire assurément les prescriptions d’antibiotiques dans certaines filières.     
Cet accord initie les travaux qui seront prochainement conduits par la Profession Vétérinaire dans le cadre de l’utilisation responsable et raisonnée des antibiotiques et dont nous rendrons compte dans les prochains mois.  

(1) La FSVF est composée de plusieurs syndicats qui représentent : les vétérinaires prescripteurs : SNVEL (Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral), SNVECO (Syndicat National des Vétérinaires Conseil) et SNVSE (Syndicat National des Vétérinaires Salariés d’Entreprise), les vétérinaires inspecteurs : SNISPV (Syndicat National des Inspecteurs en Santé Publique Vétérinaire) et les enseignants des écoles vétérinaires : FSEEVF (Fédération des Syndicats d’Enseignants des Ecoles Vétérinaires)  

 (2) Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire 
SNVEL Communique presse Antibioresistance (Pdf, 0,20 Mo)